L’État prêt à payer davantage le prochain patron d’EDF

Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie et des Finances, compte bien avoir une nouvelle direction opérationnelle pour la rentrée. ALAIN JOCARD/AFP

Le cabinet de chasseur de têtes mandaté pour recruter le futur PDG du groupe aurait essuyé plusieurs refus.

Rendre financièrement plus attrayant le poste de PDG d’EDF. Telle semble être l’ambition du gouvernement aujourd’hui. Depuis un décret de 2012, sous la présidence de François Hollande, les patrons d’entreprises publiques voient leur rémunération limitée à 450,000 euros. C’est très peu pour un tel poste. Peut-être trop peu. Selon le quotidien Les Echosle gouvernement envisage de faire sauter ce plafond.

Jean-Bernard Lévy, actuel PDG d’EDF, a effet décidé d’avancer la date de fin de son mandat. Et Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie et des Finances, compte bien avoir une nouvelle direction opérationnelle pour la rentrée. Un cabinet de chasseur de têtes a été mandaté. Il aurait essuyé plusieurs refus. Si cette modification de rémunération a bien lieu, elle fera sans doute couler beaucoup d’encre. Pourtant, cela constituera forcément un atout pour le choix du nouveau dirigeant de l’électricien.

Ce sera d’autant plus crucial qu’il ne faut pas se tromper sur le futur élu, tant les défis qu’il devra relever sont nombreux. À commencer par le redressement des comptes d’un groupe qui a perdu 5.3 milliards d’euros sur les six premiers mois de l’année. Ensuite, il aura à mener à bien la renationalisation à 100% du groupe, opération qui devrait être mise en œuvre d’ici à la fin de l’année. Le futur patron du groupe devra égallement résoudre les problèmes de corrosion de certains réacteurs nucléaires, et de la faible disponibilité du parc d’une manière générale. Et trouver les financements pour lancer – et mener à bien – le nouveau program nucléaire de grande ampleur voulu par le président de la République.

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